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Un sentiment de vie



Texte de Claudine Galea

Mise en scène de Jean-Michel Rabeux


Création du 27 septembre au 15 octobre
au Théâtre de la Bastille

Peu de textes contemporains m’importent pour le théâtre, oui, je sais, c’est pas bien, mais ceux qui m’importent m’importent beaucoup. Dès la première lecture Un sentiment de vie m’a extrêmement importé, parce qu’ils est, je crois, de ceux qui inventent leurs auteurs autant qu’ils sont inventés par eux. Il cherche si loin en son autrice qu’il m’y trouve moi aussi, comme un crétin, stupéfait de m’y reconnaître prêt à tuer quiconque veut m’empêcher de tordre le cou à mes destins pré-écrits.

Ce texte d’amour est un texte criminel, « tu pues » dit sa mère à sa fille, petite mort, grande haine. Mais ce texte criminel est un poème d’amour, destiné à, dédié à, son père. La mère est anticolonialiste, progressiste, le père est militaire des guerres coloniales, pied noir, réac, mais il est doux à sa fille et il l’aime. Et sa mère, eh bien, en fait, non. C’est une histoire familiale, toute singulière, toute petite, mais elle s’entremêle si inextricablement à la Grande, la politique, la sociale, l’histoire des guerres, quoi, l’histoire de tous, que tous nous la reconnaissons.

Il faut une langue, une sacrée langue, pour fabriquer ce kaléidoscope. Le texte raconte aussi comment on fait pour écrire, comment c’est un sacré boulot, une perte, il écrit qu’on écrit comme on respire, pour survivre.         

Jean-Michel Rabeux

Entretien de Jean-Michel Rabeux avec Victor Roussel - Juin 2021



 Le décor c’est une scène de théâtre, La mise en scène c’est les acteurs.

En représentation cette saison

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